Graj - Kaladja - Léwoz - Menndé - Padjanbel - Tumblak - Woulé - Sobo - Takouta
Les rythmes
Il y a une base de sept rythmes dans le gwoka :
le graj, le tumblak, le menndé, le kaladja, le woulé, le padjanbel et le léwoz.
Cependant, deux autres rythmes peuvent etre ajoutés à cette liste, le sobo et le takouta (ou takout').
Bien qu'il existe parfois des variations d'une commune à l'autre et d'une génération de musiciens à l'autre, les rythmes et phrase-types présentés ici sont les plus couramment joués.
A gauche, le boula (Michel Halley); à droite, le makè (Christèn Aigle).
Cacao (Lamentin), 1984.
boula et makè
Le gwoka se joue traditionnellement avec deux tambours :
le boula, tambour le plus gros et le plus grave, qui soutient le rythme en continu.
le makè, plus petit et plus aigu, qui improvise et joue les solos. Pour ses improvisations, le joueur peut utiliser des phrase-types, figures rythmiques caractéristiques de chaque rythme. Ces phrases-types sont une traduction musicale des pas du danseur.
Positions de jeu
Le boula est traditionnellement joué couché, l'instrumentiste s'asseyant à califourchon.
Il y a deux façons de jouer le makè.
L'une où l'instrumentiste s'assoie sur un petit tabouret plaçant le tambour debout face à lui et entre ses jambes (exemple : Vélo , Christèn Aigle, Henri Délos).
L'autre où l'instrumentiste est assis à califourchon sur le tambour couché (exemple : Carnot , Ti Papa).
Dans les deux cas l'instrumentiste peut exercer avec le pied sur la peau une pression plus ou moins forte afin d'enrichir la palette sonore de la frappe (claquement, étouffement, variation de la tonalité...).
Carnot avait la particularité de disposer une jarre en terre cuite devant l'ouverture de son tambour, et de fixer un fil de nylon et une épingle à nourrice sur la peau. Il semble qu'il soit le seul en Guadeloupe à avoir pratiqué cette facon de modifier le son du makè. Par contre, on la retrouve à l'identique chez les tambourinaires Caraïbes de la Dominique et ailleurs dans le bassin caribéen